Valigny à travers les âges

Cette page est dédiée à la petite histoire de notre village à travers l’image et les âges. Toute datation figurant sous les photos est issue soit des timbres postaux lorsqu’ils existent, soit dans le cas contraire basée sur des indices comme les vêtements, les véhicules …  Toute erreur constatée, tout complément d’information de la part de nos lecteurs seront les bienvenus. Merci d’en faire part par écrit au secrétariat de la Mairie.

Nous faisons ici un appel à la population du village. Toute personne détenant des cartes postales anciennes ou bien des photos personnelles présentant un intérêt sur la vie et l’activité des habitants de la commune (commerce, activité artisanale, activité paysanne, loisirs, costumes, véhicules …) depuis la fin du XIXème siècle jusque dans les années 1960, et acceptant de les faire numériser pour publication sur notre site, sera la bienvenue. Merci de les faire parvenir au secrétariat de la Mairie.

Cliquez sur les photos pour accéder à la collection correspondante.

Une carte souvenir de Valigny assez originale !

Les brèves du XIXème siècle

Cette rubrique reprend des articles de presse afférents à Valigny, et publiés au XIXème siècle. Ces derniers nous permettent d’imaginer ce qu’était la vie de notre commune il y a plus de 100 ans ! Un retour en arrière passionnant, que nous devons grâce aux recherches de J.F. « Maxou » HEINTZEN, que nous remercions.

Nous espérons que cette rubrique sera étoffée par d’autres articles. Toute personne détenant des documents anciens (journaux, lettres …) datant du XIXème et du début du XXème siècle, peut nous les faire parvenir, afin que nous les publions dans cette page d’histoire de notre commune.

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Cela nous donne une image assez peu sûre de ces temps-là. La Chavannée a recueilli les souvenirs d’un ancien, né vers la Corne de Rollay en 1875, racontant que sa grand’mère sortait le soir dans la cour de la ferme, frappant avec une grosse clef contre une poêle pour effrayer les loups aux alentours.

Rappelons que les derniers loups ont été tués à Tronçais au début du XXe siècle, et qu’en ces temps-là Lurcy-Lévis s’appelait encore Lurcy-le-Sauvage !

Le Mémorial de l’Allier, 19 janvier 1854.

Le progrès et l’industrie étaient déjà en nos murs, à travers la manufacture de porcelaine locale, tenue par MM. Seigle & Chavoit. Cette industrie était elle aussi source de bien d’inquiétudes[1].

[1] Le Mémorial de l’Allier, 17 janvier 1854. En fait le feu a pris dans le local où l’on stockait le bois du four, local situé à l’emplacement du salon de coiffure actuel.

Sauriez-vous dire depuis combien de temps ce bureau est installé en nos murs ? Voilà la réponse, par l’intermédiaire de cet entrefilet paru dans Le Républicain de l’Allier le 20 janvier 1881.

De 1881 à … Pourvu que ça dure !

Voici le compte-rendu d’une foire, tenue en notre bourg le 6 février 1854. L’analyse des cours vaut bien celle du CAC 40 d’aujourd’hui, et l’on pourra noter l’emploi judicieux de quelques subjonctifs, ignorés des journalistes d’aujourd’hui.

Heureux temps où les cours pouvaient baisser sans que les agriculteurs aient à craindre pour leur pouvoir d’achat…

Mais à Valigny aussi, il y a des voleurs. Comme quoi le vol de voiture n’est pas l’apanage des temps modernes !

Source : La Démocratie du Centre, 17 mars 1893

Les petits villages de l’Allier n’avaient droit à un entrefilet qu’en cas de fait-divers, le plus souvent dramatique. Alors, force nous est de constater qu’autrefois… c’était comme aujourd’hui (ou l’inverse) ! Des accidents domestiques, des incendies, des vols…  un vol, en 1868 (Le Mémorial de l’Allier) –

De nos jours, on s’en vient nuitamment dérober un véhicule dans une grange, alors qu’il y a 150 ans, c’était du blé…

Les articles de presse nous révèlent aussi des désastres évités par l’entraide qui régnait alors dans les campagnes (Le Mémorial de l’Allier, 1865).

Comme quoi, s’intéresser à ce qui se passe chez les autres, ce n’est pas toujours une mauvaise chose ! Voilà, Valigny était encore « le Monial », on écrivait la Corne « de Rollet », et on trouvait encore des sabotiers, ou des maréchaux-ferrants.

Ce n’est pas toujours aussi paisible au village : revenons douze ans en arrière, pour un esclandre entre le maire de Valigny et le curé, sur fond de dispute d’avant la séparation de l’Église et de l’État. L’article est extrait du Mémorial de l’Allier (15 août 1880 – remis en page), journal conservateur, fortement antirépublicain. De quoi s’agit-il ? De l’emprunt autoritaire des chaises de l’église pour s’en servir à l’école… Jugez-vous-même de l’affaire en cliquant sur l’article ci-contre.

La fabrique évoquée dans cet article est la structure laïque chargée de gérer les biens d’une paroisse. L’histoire ne dit pas qui est Agricola, l’auteur de cette lettre. Mais nous apprenons que le maire de l’époque porte encore la blouse dans les grandes occasions, et qu’elle est en droguet, ce vieux textile traditionnel fait de chanvre et de laine.

Finalement, maintenant, tout est bien plus calme, non ?

Annonce dans Le Courrier de l’Allier du 11 mai 1894 de la Saint-Athanase à Valigny.

Saviez-vous qu’autrefois on célébrait ce saint en nos murs, au printemps ? C’est le patron des laboureurs, dit-on par ici, comme en témoigne le titre d’une brochure parue en 1892, sous la plume d’un curé de notre village [Desnoix Pierre (abbé), Vie de saint Athanase, patron des laboureurs et notice sur les cloches de Valigny-le-Monial, Saint-Amand (Cher), Impr. Saint-Joseph, 1892, 24 p.].

Annuaire, documents et courriers anciens

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Cet annuaire date des années 40. Plusieurs indices convergent pour cette période :

  • L’institutrice est Jeanne-Marie Guyot, institutrice à Valigny de 1940 à 1960.
  • Le maire est Jean Barathon du domaine de Villebon.
  • La ligne de chemin de fer économique Sancoins/Lapeyrouse est encore en activité (voir Le Vilhain dans l’annuaire). Or cette ligne a été fermée à tout trafic le 1er janvier 1951.
  • L’entreprise Gominet possède encore des fours à chaux au Plaid. Or elle y cessa son activité en 1954.
  • La population déclarée est de 780 habitants, ce qui correspond au dernier recensement de la fin des années 30.

On peut remarquer la profusion de commerçants et artisans de toutes catégories. Commerces de bouche, tailleurs, couturières, modiste, sabotiers, cordonniers, merceries, machines agricoles, maréchaux-ferrants, cycles … Toute une économie locale aujourd’hui totalement disparue !

Carte postale du 21 janvier 1930, écrite par l’agent postal en remplacement à Valigny pour une semaine. On y trouve un certain nombre d’informations, comme « pas beaucoup de travail au bureau (!!), une bonne table à l’hôtel ci-contre (elle parle de l’hôtel Autissier, actuellement Le Relais de la Forêt) envahi l’été par les touristes et les pêcheurs » – « …un courrier unique de départ (levée de la poste) à 5h30; c’est un peu tôt, mais je me recouche une bonne heure. » – « …qui est à Couleuvre; elle demande un congé de 5 jours; demandez au Seigneur que la direction ne m’expédie pas là, car pour un sale poste, c’en est un!« . Apparemment, au bureau de poste de Couleuvre, c’est le bagne ….

Carte postale du 15 mai 1933, envoyée à Cosne d’Allier. A nouveau, la qualité de l’hôtel de Valigny est vantée : « Admirez un peu l’hôtel de 1er ordre où mon frère se tient bien à table …« . Notez qu’en 1933, il suffit juste de spécifier le nom du destinataire et la ville de Cosne d’Allier, pour que le courrier soit acheminé ….

Relevé de factures de décembre 1909 des Fours à Chaux du Plaid exploités par Jean Foultier à Monsieur Labrot François, entrepreneur à Lurcy-Lévis.

Notez que les quantités de chaux livrées sont exprimées en « panières » et en hectolitres, et que le mode de transport figure dans la colonne intitulée : « Noms des voituriers ».

Publié le 22 mars 2017 - source : Jean-François Heintzen.

Relevé de factures de la tuilerie du Champ-Martin exploitée par Monsieur Doucet à Monsieur Labrot François, entrepreneur à Lurcy-Lévis.

Cela concerne l’année 1911 et la vente de faîtières de toitures, de briques simples et de briques pressées. Il serait intéressant de connaître exactement la différence entre les deux types de briques au niveau du procédé de fabrication. Notez qu’à chaque livraison, le mode de transport est indiqué : par Mr Dufraigne et Tantot, par ses ouvriers chez Mr Tantot …

Publié le 22 mars 2017 - source : Jean-François Heintzen.

Facture de Bernard François, Maréchalerie-Serrurerie située à la Taillanderie à Monsieur Labrot, entrepreneur de maçonnerie à Lurcy-Lévis.

Cette facture de 1910, concerne la fourniture de quincaillerie pour la pose de trois portes chez Mr Loiseau : bandes et gonds, boulons, verrous et pattes de battement pour un total de 23 Francs et 50 centimes.

Publié le 22 mars 2017 - source : Jean-François Heintzen.

Courrier de monsieur Gominet à monsieur Mage, notaire à « Lurcy Levy » (notez l’orthographe de Lurcy Levy) en date du 31 octobre 1911.

Admirez les arabesques, les polices de caractères utilisées ainsi que les médailles récompensant les artisans (Bronze à Moulins en 1885, et Argent à Paris en 1890) décorant le papier à en-tête, et caractéristiques de cette époque.

Notez aussi qu’à l’époque les emprunts passaient rarement par les banques, mais plutôt par les notaires.

Courrier de monsieur R. Gominet en date du 1er avril 1927. Si vous comparez ce courrier à celui ci-dessus de 1911, vous pourrez voir que les arabesques de l’en-tête ont disparu, et que les polices de caractères utilisées sont plus modernes. Le signataire du courrier n’est plus Emile Gominet mais R. Gominet. De plus, une nouvelle activité est apparue, « Chaux grasse de qualité », provenant sans doute de l’exploitation des carrières du Plaix.

Courrier de monsieur Lesage, hôtelier,  à monsieur Mage, notaire à Lurcy Lévis, en date du 5 mai 1914. Il y est question d’un inventaire, est-ce suite à une succession ? Remarquez là aussi arabesques et polices de caractères de l’en tête du courrier.

Courrier de monsieur Jean Doucet en date du 29 décembre 1914. Comme vous pouvez le voir dans ce courrier, la « Grande guerre » a déjà fait des victimes à Valigny. Il s’agit ici du Caporal du 17è R.I. Ernest Doucet, décédé le 22 décembre 1914 à l’âge de 28 ans à Paris à l’hôpital Cochin, des suites de ses blessures.

Valigny le Monial – 6 septembre 1944, 3 heures 30 du matin …

L’armée allemande bat en retraite. Un détachement arrive dans le bourg de Valigny. La suite est racontée par Jeanne-Marie Guyot, institutrice et secrétaire de mairie, dans un courrier qu’elle adresse ici à l’un de ses frères Maurice (cliquez sur le document ci-joint à gauche).

Rien de plus important que de connaître son histoire, pour appréhender sereinement son avenir. Les différents recensements effectués sur notre commune sont riches d’enseignements sur les familles qui pour certaines sont profondément ancrées à Valigny depuis plusieurs générations, alors que d’autres n’ont eu qu’un passage éphémère.

En cliquant sur les liens ci-dessous, vous pourrez accéder aux recensements de population de Valigny, de 1836 à 1911. Ils sont déposés aux Archives Départementales de l’Allier, qui les ont numérisés, et mis en ligne.

Exécutés tous les 5 ans, ils permettent d’obtenir une vue complète de la commune, avec indication des lieux-dits de résidence, des professions, âges, parentés, et parfois localité de naissance.

Grâce aux outils qui apparaissent en bas de l’écran, vous pouvez faire défiler le registre, zoomer, et effectuer des copies d’écran.