L’étang de Goule et ses digues

C’est en 1838, que le petit étang (ou les petits étangs)  de Montmarché, (ou de Maléchère ou de Larguillat – Mémoire des communes bourbonnaises, M.Piboule et E.Bertrand, 1995, p 159 à 167) préexistant dans le lit de l’Auron, au nord de la commune de Valigny ( Photo 1) en bordure du département du Cher, fut agrandi pour constituer une réserve d’eau pour le canal de Berry en même temps que fut créé l’étang de Pirot à Isle-et-Bardais dans le même but. Ces vastes chantiers durent fournir, on l’imagine, du travail à nombre de valignois. C’était en tous cas la naissance de l’étang de Goule dont la superficie (110 hectares) en fait le plus grand étang de la région. Pour son implantation trois ouvrages d’art importants durent être construits. Au sud, la digue de Valigny pour supporter la voie reliant Valigny à Bessais-le-Fromental, à l’est la digue de Sausseux pour maintenir le passage d’une route vers Sausseux et Venoux et au nord la digue barrage fermant l’étang et régulant le débit de l’Auron en aval de l’étang.

Goule était à l’époque relié à son voisin l’étang de Pirot par un canal  « la rigole » ( Photo 2 ) qui a perdu cette fonction et dont la partie valignoise est devenue récemment propriété de la commune. Cette rigole est très intéressante car elle comporte des petits ouvrages d’art en assez bon état qui mériteraient une mise en valeur et un accès balisé ; la commune de Valigny a des projets à cet égard.

Depuis l’achat de l’étang de Goule par le département du Cher en 1971, s’est ajouté aujourd’hui, à son rôle de régulation du cours de l’Auron, son statut de plan d’eau de loisir pour la pêche, la voile et la natation ( Photo 3 ). Par ailleurs, les conseils généraux de l’Allier et du Cher, ont signé le 16 décembre 2014 une convention de partenariat créant officiellement l’Espace Naturel Sensible de l’Etang de Goule.

En effet, le site est connu pour accueillir de nombreuses espèces d’oiseaux, nicheurs ou hivernants, tels le héron cendré, la grande aigrette blanche, la foulque, le cormoran, la grèbe huppé, les canards de surface et plongeur, la rousserole effarvatte…..mais aussi des espèces moins fréquentes, comme le bihoreau gris, le bruant jaune et le balbuzard pêcheur. Il est également réputé pour sa flore qui rassemble certaines espèces rares de l’Allier. Il valait bien un engagement de préservation par les collectivités territoriales.

Photo 1

Photo 2

Photo 3